Vue panoramique des maisons Funaya sur pilotis bordant la baie d'Ine au lever du soleil
Publié le 18 avril 2024

Organiser un séjour dans une Funaya, ce n’est pas réserver un hôtel, c’est être accepté comme un invité dans le quotidien d’un pêcheur.

  • La structure unique de la maison-outil (garage à bateau sous le salon) est une réponse à la géographie, pas un gadget.
  • L’expérience authentique commence à 5h du matin, sur le quai, en achetant son poisson directement au retour de la pêche.

Recommandation : Choisissez une croisière intime avec un pêcheur local plutôt que le grand ferry pour une perspective personnelle et respectueuse de la baie.

On dit souvent qu’Ine est la « Venise du Japon ». C’est une belle image pour les cartes postales, mais elle est fausse. Venise a été bâtie pour les marchands et les princes ; nos maisons, nous les avons construites pour nos bateaux et nos familles. Je suis pêcheur ici depuis que je suis assez grand pour tenir une canne, et ma Funaya a vu passer plus de tempêtes que je n’ai de cheveux blancs. Beaucoup de voyageurs viennent pour la photo, ils s’inquiètent de savoir si la maison va tanguer la nuit ou s’ils trouveront un café avec du Wi-Fi. Ils repartent avec de belles images, mais sans avoir rien ressenti.

La vérité, c’est que l’expérience d’Ine ne se capture pas avec un appareil photo. Elle se vit. C’est un rythme, celui de la marée qui dicte nos journées, celui du moteur de mon bateau qui tousse à 4h du matin, celui du silence du soir où l’on n’entend que le clapotis de l’eau sous le plancher. Si vous cherchez un simple hébergement pittoresque, vous trouverez votre bonheur. Mais si vous voulez vraiment comprendre pourquoi nous vivons les pieds dans l’eau, alors approchez. Je ne suis pas un guide touristique, mais je peux vous expliquer notre vie.

Dans cet article, je vais vous partager les clés pour passer d’un statut de touriste à celui d’invité. Nous parlerons de nos maisons, de comment acheter le poisson qui frétille encore, et des petits gestes de respect qui changent tout. C’est une invitation à ralentir et à vivre, le temps de votre séjour, comme un véritable habitant de la baie.

Pourquoi le garage à bateau est-il situé directement sous votre salon ?

La première chose qui surprend les visiteurs en entrant dans ma Funaya, c’est l’odeur. Un mélange d’air salin, de bois humide et d’huile de moteur. Le rez-de-chaussée n’est pas un hall d’entrée, c’est mon atelier, mon garage à bateau. C’est ici que je répare mes filets, que j’entrepose mon matériel et que mon bateau dort, à l’abri des caprices de la météo. Votre chambre, elle, se trouve juste au-dessus. Cette conception n’est pas un choix esthétique, c’est une nécessité. Nos ancêtres se sont installés ici, sur une bande de terre de vingt mètres de large, coincée entre la montagne et la mer. Il n’y avait pas de place pour une maison ET un port. Ils ont donc fusionné les deux.

La Funaya n’est pas une maison avec un garage ; c’est une « maison-outil ». Le bateau est le cœur de notre travail, il doit donc être au cœur de notre habitat. C’est un écosystème parfaitement logique : le travail au rez-de-chaussée nourrit la vie à l’étage. Quand vous dormez ici, vous ne dormez pas « sur » l’eau, vous dormez « sur » le travail d’une famille. C’est ce qui fait toute la différence. Le son de l’eau qui clapote contre la coque de mon bateau n’est pas un bruit de fond, c’est la respiration de la maison. Comprendre cela, c’est la première étape pour vivre l’expérience d’Ine, et non simplement la visiter.

Ainsi, le salon avec vue sur la baie n’est pas un luxe, mais la conséquence directe d’une vie de labeur qui se déroule juste en dessous. C’est un poste d’observation sur notre principal outil de travail : la mer.

Comment acheter du poisson vivant directement aux pêcheurs le matin même ?

Le vrai réveil d’Ine n’est pas le soleil, mais le son des moteurs de bateaux qui rentrent au port. Vers 5 heures du matin, la baie s’anime. C’est à ce moment précis que vous pouvez vivre une expérience devenue rare : l’intimité du quai. Oubliez les étals des supermarchés. Ici, vous pouvez acheter votre dîner directement à celui qui l’a sorti de l’eau quelques minutes auparavant. C’est un rituel simple, mais qui demande un peu de savoir-vivre. N’arrivez pas en terrain conquis. Observez d’abord, repérez les pêcheurs qui trient leur prise sur le quai.

Ce moment est une transaction de confiance, pas seulement de commerce. Un simple « Ohayō gozaimasu » (bonjour) poli et un sourire suffisent à briser la glace. Montrez du doigt ce qui vous tente, demandez « Ikura desu ka? » (combien ça coûte ?), et préparez de la monnaie. C’est un moment de connexion directe avec la source de votre nourriture, une chose que beaucoup de gens ont oubliée. Le poisson que vous tiendrez dans vos mains sera si frais qu’il aura encore le goût de la mer.

Pêcheur d'Ine déchargeant ses prises fraîches de son bateau au petit matin

Chaque saison a ses trésors. Demander à votre hôte de vous cuisiner votre propre prise du matin est le circuit le plus court et le plus savoureux que vous puissiez imaginer. C’est ça, le vrai luxe d’Ine. Pour vous aider à savoir quoi chercher, voici un petit calendrier de ce que la mer nous offre.

Calendrier saisonnier des poissons d’Ine et méthodes d’achat
Saison Poissons disponibles Méthode d’achat recommandée Horaire optimal
Hiver (déc-fév) Buri (sériole), crabe Direct au quai 5h-6h du matin
Printemps (mars-mai) Huîtres iwagaki, daurade Marché improvisé local 6h-7h du matin
Été (juin-août) Calamar, maquereau Via hôte Funaya 5h-6h du matin
Automne (sept-nov) Chinchard, bar Direct au quai 5h30-6h30

Cette interaction matinale est bien plus qu’un simple achat. C’est un échange, un signe de respect pour notre travail et une chance de goûter à l’âme de notre village.

Village de pêcheurs calme ou site touristique célèbre : où poser vos valises ?

Ine a deux visages. Celui que voient les bus de touristes entre 10h et 17h, et celui que nous, les habitants, connaissons. Le choix de l’emplacement de votre Funaya déterminera lequel de ces deux visages vous découvrirez. Près de l’office du tourisme, les Funaya sont souvent rénovées avec tout le confort moderne. C’est pratique, les restaurants et les locations de vélos sont à deux pas. Mais en journée, vous partagerez la vue avec beaucoup de monde. C’est un bon compromis si vous cherchez l’accessibilité.

Si, au contraire, vous cherchez le silence qui parle, alors éloignez-vous vers les extrémités de la baie. Les Funaya y sont plus rustiques, souvent tenues par des familles qui font ça depuis moins longtemps. Il faudra marcher un peu plus pour trouver un endroit où manger, mais ce que vous gagnerez en tranquillité n’a pas de prix. Vous aurez la baie pour vous seul au lever et au coucher du soleil. C’est dans ce calme que l’on commence à entendre les vrais sons du village. En acceptant de loger chez nous, vous participez d’ailleurs à notre survie : Aujourd’hui, il y a plus de 230 funaya sur la baie d’Ine. Certaines d’entre elles sont devenues des chambres d’hôtes où les visiteurs peuvent passer la nuit. Cet argent nous aide à entretenir ces vieilles bâtisses en bois qui demandent un soin constant. Sans ce tourisme respectueux, beaucoup de nos maisons tomberaient en ruines.

Comparaison des zones d’hébergement à Ine : animée vs contemplative
Critère Zone animée (près office tourisme) Zone contemplative (extrémités baie)
Proximité commodités Restaurants, boutiques, location vélos à 5 min Peu de services, nécessite 15-20 min marche
Densité touristique Forte en journée (10h-17h) Très faible toute la journée
Type de Funaya Rénovées, confort moderne, Wi-Fi Familiales rustiques, authenticité préservée
Prix par nuit 12000-20000 yen 8000-15000 yen
Expérience Pratique, sociale, accessible Immersive, contemplative, isolée
Accès transports Arrêt bus à proximité immédiate 10-15 min de marche jusqu’au bus

Votre choix n’est donc pas seulement une question de confort, mais une décision sur le type d’expérience que vous souhaitez vivre : celle d’un spectateur ou celle d’un habitant temporaire.

L’erreur de craindre le tangage dans une maison qui est en réalité fixée au sol

Une question que l’on me pose souvent, avec une pointe d’inquiétude dans la voix : « Est-ce que ça bouge beaucoup la nuit ? ». Les gens s’imaginent dormir sur un bateau, avec le mal de mer en prime. Laissez-moi vous rassurer tout de suite. Une Funaya n’est pas une péniche. Ce sont de véritables maisons, construites sur de solides fondations qui plongent dans le sol marin. Le rez-de-chaussée est inondé, oui, pour que le bateau puisse entrer et sortir, mais la structure elle-même est fermement ancrée à la terre. Elle ne flotte pas.

Vous sentirez peut-être une très légère vibration lorsque les vagues de la baie viennent doucement lécher les murs, mais il n’y a aucun tangage. C’est une sensation subtile, une connexion physique avec l’eau, mais en aucun cas un mouvement qui pourrait vous rendre malade. D’ailleurs, la preuve de leur robustesse est sous nos yeux : les structures historiques des Funaya, datant de l’époque Edo, prouvent leur stabilité depuis plus de 400 ans. Elles ont résisté à d’innombrables tempêtes et typhons.

Craindre le tangage est donc une erreur. Au contraire, le son de l’eau est une berceuse incroyablement apaisante. C’est un bruit constant et doux qui vous enveloppe et vous coupe du reste du monde. Beaucoup de nos invités nous disent qu’ils n’ont jamais aussi bien dormi. Alors, n’ayez aucune crainte : vous dormirez sur la terre ferme, avec simplement la plus belle des musiques de fond.

La seule chose qui pourrait vous bercer la nuit, c’est le son du clapotis, et non le mouvement de la maison. C’est la promesse d’une nuit profonde et paisible.

Quand prendre le bus depuis la gare pour ne pas rater la dernière navette vers Ine ?

Arriver à Ine fait partie de l’aventure. Ce n’est pas un endroit où l’on tombe par hasard. Le moyen le plus courant est le bus depuis la gare d’Amanohashidate. Et là, mon conseil de local est simple : ne jouez pas avec le temps. Les bus ne sont pas aussi fréquents que dans les grandes villes. Ils passent environ toutes les heures, voire toutes les 90 minutes. Le dernier bus part vers 17h. Si vous le manquez, la seule option restante est le taxi, et votre portefeuille s’en souviendra. Le trajet en bus dure une heure et vous coûtera 400 yens, c’est un tarif fixe.

Le voyage lui-même est magnifique, la route serpente le long de la côte. Mais si vous voulez une arrivée vraiment spectaculaire, il existe une autre option : le « Sea Taxi ». Ce sont de petits bateaux, souvent pilotés par des pêcheurs comme moi, qui vous emmènent directement d’Amanohashidate à Ine par la mer. L’arrivée est inoubliable : vous découvrez le village tel qu’il doit être vu, depuis l’eau, avec toutes les façades des Funaya alignées. C’est plus cher, environ 1000 à 1500 yens par personne, mais c’est bien plus qu’un simple transport. Les sea taxis sont l’expérience la plus personnelle, car ils sont opérés par les pêcheurs locaux qui habitent les funaya. C’est votre première excursion.

Voici quelques repères pour ne pas vous retrouver bloqué :

  • Horaires de bus : De 7h30 à 17h00 depuis la gare d’Amanohashidate, toutes les 60-90 minutes.
  • Durée du trajet : Environ 60 minutes.
  • Plan B (Taxi) : Comptez entre 5000 et 6000 yens.
  • Astuce locale : Le pass 2 jours Amanohashidate-Ine à 3500 yens peut être rentable, il inclut les bus et la croisière dans la baie.

Que vous choisissiez la route ou la mer, considérez le voyage non comme une contrainte, mais comme le début de votre immersion dans la péninsule de Tango.

Pourquoi enlever ses chaussures en montant sur le bateau change toute l’ambiance ?

Si vous avez la chance de monter sur le bateau d’un pêcheur pour une visite de la baie, il y a un petit geste qui change tout. Un geste qui vous fera passer du statut de client à celui d’invité respecté : enlever vos chaussures avant de poser le pied sur le pont. Pour nous, un bateau n’est pas un simple véhicule. C’est le prolongement de notre maison et notre outil de travail le plus précieux. Marcher avec ses chaussures sur le pont, c’est comme entrer dans une maison japonaise sans se déchausser au « genkan » (l’entrée). C’est un manque de respect.

Ce n’est pas qu’une question de propreté. C’est une reconnaissance de l’espace sacré de l’autre. Comme le disent très bien des gens plus savants que moi :

Enlever ses chaussures sur le bateau d’un pêcheur japonais transcende le simple geste pratique. C’est reconnaître que ce bateau est le prolongement de son foyer, son outil de travail sacré, similaire au rituel du ‘genkan’ à l’entrée d’une maison japonaise traditionnelle.

– Guide culturel d’Ine, Japan Experience – The Village of Ine

En faisant ce simple geste, vous montrez que vous comprenez. Le pêcheur ne vous verra plus comme un simple touriste, mais comme quelqu’un qui fait l’effort de s’adapter à nos coutumes. L’ambiance à bord changera instantanément. La conversation deviendra plus personnelle, les sourires plus sincères. De plus, sentir le bois du pont sous vos pieds, chauffé par le soleil, les vibrations du moteur, c’est une connexion sensorielle directe avec le bateau et la mer. Vous ne faites plus qu’un avec l’expérience.

La prochaine fois que vous monterez à bord, souvenez-vous de ce conseil. Il vaut toutes les formules de politesse du monde et vous ouvrira les portes d’une expérience bien plus authentique.

Pourquoi les stations-service « Michi-no-Eki » sont des destinations gastronomiques en soi ?

Si je vous dis « station-service », vous pensez sans doute à un café médiocre et à des sandwiches sous plastique. Oubliez ça. Au Japon, et particulièrement ici à Ine, les « Michi-no-Eki » (stations en bord de route) sont de véritables temples de la gastronomie locale. Celle d’Ine, « Funaya no Sato », est un passage obligé. Elle se trouve sur la colline qui surplombe la baie et abrite un restaurant, le Funaya Shokudo, qui est une vitrine de tout ce que notre terroir a de meilleur.

L’idée est simple : « Chisan-Chishō », ce qui veut dire « production locale pour consommation locale ». Tout ce que vous y mangez vient des pêcheurs et des agriculteurs des environs. C’est l’endroit parfait pour goûter aux poissons de saison que vous n’aurez peut-être pas l’occasion d’acheter le matin sur les quais. Le restaurant est géré par une auberge locale réputée, et comme le souligne une analyse du tourisme local, depuis son ouverture en avril 2018, c’est devenu un endroit populaire pour les touristes nationaux et internationaux qui veulent essayer la gastronomie locale d’Ine. La vue sur les Funaya depuis le deuxième étage est la meilleure de tout le village.

Mais le plus intéressant se trouve souvent dans les spécialités que vous ne trouverez nulle part ailleurs. Voici trois trésors à ne pas manquer :

  • Heshiko : C’est notre méthode ancestrale pour conserver le maquereau. Il est salé puis fermenté dans du son de riz pendant des mois. Le goût est incroyablement riche et complexe, parfait avec un verre de saké local.
  • Tsutsugou-sushi : Un sushi unique où une fine omelette remplace l’algue nori. C’est une invention des femmes de pêcheurs pour préparer des repas faciles à manger en mer.
  • Glaces artisanales : Osez les parfums locaux ! Goûtez la glace au sel de mer d’Ine, à l’algue wakame, ou même à l’oursin quand c’est la saison. C’est surprenant, mais délicieux.

Ne voyez donc pas le Michi-no-Eki comme une simple aire de repos, mais comme votre deuxième étape gastronomique après le marché aux poissons du matin.

À retenir

  • La Funaya est une « maison-outil », un espace de vie et de travail fusionné, dicté par la géographie et non par l’esthétique.
  • L’authenticité se trouve au lever du soleil sur les quais, en achetant son poisson directement au pêcheur, pas dans les boutiques de souvenirs.
  • Un simple geste de respect, comme enlever ses chaussures avant de monter sur un bateau, transforme le visiteur en invité et ouvre la porte à une expérience sincère.

Comment choisir parmi les croisières intimes japonaises pour découvrir les îles sans changer d’hôtel ?

Voir Ine depuis la mer est indispensable pour comprendre l’harmonie du village. Mais tous les tours en bateau ne se valent pas. Vous aurez le choix entre deux grandes options : le grand bateau touristique et les petits « Sea Taxis » privés. Le premier est grand, stable, pas cher, et peut accueillir 150 personnes. Il fait un tour de 25 minutes avec un commentaire audio. C’est efficace pour avoir une vue d’ensemble, mais c’est une expérience impersonnelle. Vous serez un passager parmi tant d’autres.

La deuxième option, celle que je vous recommande de tout cœur, est la croisière intime avec un pêcheur local. Ces petits bateaux n’accueillent qu’une poignée de personnes. Le tour est plus personnel, le pêcheur vous racontera ses propres anecdotes, vous montrera sa Funaya, et répondra à vos questions. C’est le jour et la nuit. C’est là que le village prend vie. Vous n’êtes plus un spectateur, vous êtes en conversation avec un habitant. C’est l’essence même de l’hospitalité d’Ine. Pour vous aider à visualiser les différences, voici un résumé.

Comparaison des options de tours en bateau à Ine
Type de tour Capacité Durée Prix Expérience Réservation
Grand bateau touristique 150 personnes 25 minutes 800 yen Vue d’ensemble, commentaire audio Pas nécessaire
Sea Taxi privé 2-6 personnes 30-60 minutes 1000-1500 yen/pers Intime, anecdotes personnelles du pêcheur Via office tourisme ou hôte
Charter pêcheur 4-8 personnes 2-3 heures 5000-8000 yen/groupe Pêche + visite, accès zones exclusives Via hôte Funaya uniquement

Réserver un tour privé peut sembler compliqué, mais c’est en fait assez simple si vous savez comment vous y prendre. C’est le dernier conseil que je peux vous donner pour garantir une expérience inoubliable.

Votre plan d’action pour réserver un tour privé avec un pêcheur

  1. Dès votre arrivée, demandez à votre hôte Funaya. Ils ont souvent des contacts directs avec des pêcheurs de confiance et peuvent organiser le tour pour vous.
  2. Rendez-vous à l’office du tourisme d’Ine (situé au 2ème étage du bâtiment près du port principal). Ils peuvent vous mettre en relation avec un capitaine disponible.
  3. Tentez l’approche directe et respectueuse sur les quais le matin, vers 6h, après le retour de la pêche. C’est le moment où nous sommes plus détendus.
  4. Prévoyez toujours de l’argent liquide. La plupart d’entre nous n’acceptent pas les cartes de crédit pour ces services.
  5. Pour une touche personnelle unique, demandez au pêcheur de vous montrer « sa propre Funaya » depuis la mer. C’est un excellent moyen d’engager la conversation.

En choisissant cette option plus intime, vous ne payez pas seulement pour un tour en bateau, vous investissez dans un véritable échange culturel et soutenez directement notre petite communauté de marins.

Rédigé par Isabelle Faure, Anthropologue sociale et chercheuse en études religieuses à l'Université de Kyoto. Elle étudie les rites, les festivals (Matsuri) et le syncrétisme shinto-bouddhiste depuis 20 ans.